Projet international sur la surveillance des vibrations

Dans le nord de la Suède, à la mine d’Aitik, un projet de comparaison des normes internationales de surveillance des vibrations et des fissures dues à l’utilisation d’explosifs est en cours (décrit précédemment dans le bulletin d’information de l’EFEE, décembre 2020, et consultable ici). Initié par le comité environnemental de la Fédération Européenne des Ingénieurs en Explosifs (EFEE), le projet est dirigé par Johan Finsteen Gjødvad (Sigicom) et Mathias Jern (Nitro Consult), épaulés par d’autres experts du domaine. 

Parmi ces experts, figurent le Professeur Charles Dowding (USA) et le Dr Thierry Bernard (France), qui, avec Gjødvad et Jern, rédigeront une mise à jour du projet, comprenant une partie sur les défis de conduire une telle étude internationale dans un monde touché par la pandémie. Ils présenteront leurs résultats lors de la 48e conférence annuelle de l’ISEE sur les explosifs et les techniques de dynamitage à Las Vegas au début de 2022. 

Ce projet vise à élargir les connaissances des personnes en charge des normes existantes. Cette modernisation des textes pourrait optimiser le résultat final et permettrait une amélioration sur les plans économique, environnemental mais aussi des conditions de travail. 

Surmonter les obstacles 

La première phase du projet a consisté à comparer les différentes normes nationales de vibration à l’aide d’une enquête combinée à des entretiens avec des professionnels du monde entier. Les résultats ont été présentés aux conférences EFEE de Helsinki en 2019 et ISEE de Denver en 2020, juste avant les mises en place de quarantaines et de confinements en raison du COVID dans de nombreux pays et régions du monde. L’équipe a rapidement dû s’adapter à ces nouvelles conditions et a fait face à de nombreux obstacles. Les porteurs de projets n’ont cessé d’aller de l’avant, avec le soutien de tous les partenaires impliqués. 

Toute l’équipe s’est battue pour faire avancer le projet. Principalement en essayant de ne pas trop nous laisser ralentir par les facteurs externes. Les retours que nous avons de la part du monde professionnel sont très positifs, les gens ne cessent de confirmer qu’il s’agit d’un travail important. Pour Sigicom et moi, nous sommes heureux de pouvoir apporter cela aux professionnels du secteur, déclare Johan Finsteen Gjødvad.  

Travaillant depuis plus de 17 ans dans l’industrie du monitoring et du dynamitage, Johan Finsteen Gjødvad est passionné par ce domaine. Sa persévérance et le dévouement de l’équipe de rédaction font indéniablement partie du succès du projet jusqu’à présent. 

Objectif et Responsabilité  

Dans la première phase du projet, des différences importantes dans les niveaux de vibrations autorisés entre les différentes normes nationales ont été confirmées, combinées à des différences dans l’emplacement des capteurs, les directions surveillées, etc. Ces différences sont pertinentes à étudier car elles pourraient indiquer que certaines normes sont probablement trop strictes et que repenser les textes pourrait permettre à certaines d’assouplir leurs critères. 

Les vibrations sont surveillées en parallèles des explosions lors des projets miniers et d’infrastructure. D’une part pour assurer la sécurité des structures environnantes et le confort humain et d’autre part pour assurer la sécurité des travailleurs et des structures détenues par les sociétés minières. Les résultats du projet pourraient garantir que les normes soient plus réalistes et réduirait ainsi les grandes différences entre les normes existantes. 

Des instruments testés à l’extrême 

Le projet est actuellement en phase de mesure. Sigicom en profite également pour en apprendre d’avantage sur ses produits. Ce sont aussi bien les options les plus avancées des produits qui ont été utilisées, que les fonctions les plus basiques qui sont éprouvées face à des conditions extrêmes.

L’instrumentation du projet utilise une large gamme de capteurs pour pouvoir comparer les vibrations et la surpression de l’air induites par l’explosion ainsi que la réponse réelle du bâti. La réponse des structures est déterminée en mesurant le comportement des fissures et les contraintes induites dans le bâtiment. La réponse des fissures induite par les vibrations de l’explosion est également comparée à une réponse climatologique à plus long terme de ces fissures. 

L’INFRA C22 sans fil et compact (en savoir plus ici) est le principal sismographe utilisé pour capturer les mouvements du sol et la réponse du bâti. Sa capacité à fournir une base de temps commune entre les sismographes avec un horodatage basé sur l’horloge GPS est primordiale.